Les chiffres de l’argent public circulent beaucoup, rarement avec leur source. J’ai repris les documents officiels de 2025 (Insee, DGFiP, Cour des comptes, Sénat, ministère des Armées) : d’où vient l’argent, dans quelles caisses il arrive, comment il est dépensé, y compris pour l’aide à l’Ukraine. Pas d’opinion : des chiffres, leurs sources et leurs limites.
Je ne suis pas économiste ; je vérifie la source avant de relayer une information. J’ai ouvert le document officiel d’origine de chaque chiffre repris ici, avec trois exceptions détaillées dans l’encadré « Méthode et limites ». Ce que je n’ai pas pu confirmer n’est pas repris ; quand deux sources officielles ne se rapprochent pas, je le dis au lieu de choisir.
Argent public France 2025 : documents officiels consultés les 28 et 29 octobre 2026. Dernière mise à jour : 29 octobre 2026. Corrections : aucune à ce jour.
Sommaire
Argent public France 2025 : l’essentiel en 6 points
- 1 305 Md€ (milliards d’euros) de prélèvements obligatoires en 2025, soit 43,6 % du PIB, dont 882 Md€ d’impôts avant crédits d’impôt. Source : Insee (PDF).
- Sur les 610 Md€ nets collectés par la DGFiP (les impôts) : État 55,6 %, collectivités 25,3 %, Sécurité sociale 19,1 %. Source : DGFiP (PDF).
- Sur 100 € de dépense publique (2024, dernière année détaillée, données provisoires) : 41,4 € pour la protection sociale, 15,6 € pour la santé. Source : Insee.
- Sécurité sociale 2025 : 644,4 Md€ de produits, 666,0 Md€ de charges, soit un déficit de 21,6 Md€. Sources : Cour des comptes (PDF), Direction de la Sécurité sociale (PDF).
- « 30 € de frais pour 100 € » : ce chiffre vient d’un rapport de 2007 sur les aides économiques des collectivités, pas de l’ensemble de l’argent public. La DGFiP publie 0,53 % pour la collecte et 0,09 % pour une partie du paiement ; je n’ai rien trouvé d’équivalent pour la Sécurité sociale.
- Ukraine : 6,5 Md€ de valeur brute du soutien militaire (2022-2025), 588 M€ de coût budgétaire direct pour les Armées en 2025, 1 646 M€ cumulés sur 2022-2025 (calcul de l’auteur) : des mesures différentes.
Repères : définitions et sigles de cet article
Administrations publiques (APU) : État, collectivités locales, Sécurité sociale et organismes dépendants. Prélèvements obligatoires : impôts et cotisations sociales effectives reçus sans contrepartie directe (Insee), 1 305 Md€ en 2025. Recettes des APU : l’ensemble de leurs recettes, soit 1 562 Md€ en 2025 (prélèvements obligatoires, mais aussi ventes, revenus de la propriété…).
Dépenses publiques : 1 714,1 Md€ en 2025, soit 57,2 % du PIB. Déficit : écart entre dépenses et recettes, 5,1 % du PIB en 2025.
Dette publique : 115,6 % du PIB.
Md€ / M€ : milliards / millions d’euros. PIB : richesse produite en un an en France.
DGFiP : Direction générale des Finances publiques (impôts). Urssaf : réseau qui collecte les cotisations sociales. CSG / CRDS : contributions sociales prélevées sur la plupart des revenus. FSV : Fonds de solidarité vieillesse. Accises : taxes sur certains produits (tabac, alcool, énergie). Dégrèvements : impôts annulés ou remboursés. PLF / PLFSS : projets de loi de finances / de financement de la Sécurité sociale, avant leur vote.
FEP : Facilité européenne pour la paix, instrument de l’Union européenne dont la France attend des remboursements pour des cessions à l’Ukraine.
EUMAM : mission européenne de formation des soldats ukrainiens. SIFIM : correction de comptabilité nationale sur les services financiers des banques, qui influe sur la mesure des intérêts. Valeur brute : valeur d’un matériel ou d’une aide avant déduction de ce qui est remplacé ou remboursé.
Vue d’ensemble : de la collecte à la dépense
Comment lire la figure 1. Ce n’est pas un flux comptable : les trois colonnes ne se suivent pas euro pour euro. La DGFiP (environ 610 Md€) ne collecte qu’une partie des 1 305 Md€ : les cotisations sociales sont recouvrées notamment par les Urssaf.
Les dépenses publiques (1 714,1 Md€ en 2025, Insee) dépassent les recettes des administrations publiques (APU : État, collectivités, Sécurité sociale), soit 1 562 Md€. Ces recettes ne se limitent pas aux prélèvements obligatoires : elles incluent aussi des ventes, des revenus de la propriété…
L’écart, environ 152 Md€, correspond au déficit (5,1 % du PIB), financé par l’emprunt. Cet article suit les prélèvements, pas la dette.
Le cycle de l’argent public : qui paie, qui encaisse, qui reçoit
Selon l’Insee, les « prélèvements obligatoires » sont les impôts et les cotisations sociales effectives reçus par les administrations publiques et les institutions européennes, sans contrepartie directe et immédiate.
Étape 1 : qui paie ?
Les ménages et les entreprises, par deux voies : les impôts (TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, taxes foncières…) et les cotisations sociales. L’Insee chiffre l’ensemble à 1 305 Md€ en 2025.
Détail (Insee, annexe, p. 7) : 882 Md€ d’impôts, 446 Md€ de cotisations sociales effectives et 3 Md€ de droits d’importation reversés à l’Union européenne ; on en retranche 19,5 Md€ de crédits d’impôt et 6,7 Md€ d’impôts et cotisations susceptibles de ne pas être recouvrés (somme : 1 305 Md€, calcul de l’auteur).
Étape 2 : qui encaisse ?
La DGFiP (Direction générale des Finances publiques) a encaissé environ 610 Md€ nets en 2025, contre 570 Md€ en 2024. « Nets » signifie après remboursements et dégrèvements (les sommes rendues aux contribuables).
Une partie de la hausse est mécanique : début 2024, le recouvrement des accises (taxes sur le tabac et l’alcool) est passé de la douane à la DGFiP. À périmètre constant, la hausse est de 6,8 % (de 555 à 593 Md€), pour un PIB en valeur en hausse de 2 %.
Le réseau des Urssaf recouvre les cotisations et contributions sociales, mais aussi des impôts et des taxes affectées : 646,5 Md€ mis en recouvrement en 2025 selon la Cour des comptes. Sur ce total, 500,1 Md€ vont au régime général de la Sécurité sociale et 146,4 Md€ à d’autres bénéficiaires, dont l’assurance chômage.
Attention : on ne peut pas additionner 610 et 646,5. Ces deux totaux ne mesurent pas la même chose et ne couvrent pas les mêmes périmètres.
Étape 3 : qui reçoit ?
Sur les 610 Md€ de la DGFiP : l’État reçoit 339,5 Md€ (55,6 %), les collectivités 154,8 Md€ (25,3 %) et la Sécurité sociale 116,5 Md€ (19,1 %). On lit parfois « 57 / 26 / 17 » : c’est exact, mais pour le périmètre constant de 593 Md€ (hors accises sur le tabac et l’alcool), pas pour les 610 Md€.
Certains impôts sont partagés entre plusieurs bénéficiaires. Le cas le plus connu est la TVA (211,7 Md€ nets) : 48 % pour l’État, 25 % pour les collectivités, 27 % pour la Sécurité sociale, une répartition inchangée par rapport à 2024 (DGFiP).
Étape 4 : les reversements en cours de route
L’État ne garde pas tout ce qu’il encaisse. Il reverse une partie aux collectivités (46,2 Md€ en 2025, évaluation révisée du projet de loi de finances 2026) et à l’Union européenne (23,0 Md€, montant exécuté d’après le Sénat).
Au total, les collectivités ont perçu 190 Md€ de prélèvements obligatoires en 2025 selon l’Insee, soit 14,6 % du total (calcul de FIPECO). Cette mesure, relayée par FIPECO, est définie autrement que la répartition de la DGFiP : elle ne s’additionne pas avec les 154,8 Md€ de la DGFiP.
Côté État, la Cour des comptes décompose la hausse de 30,7 Md€ des recettes fiscales nettes (356,4 Md€) en 14,4 Md€ de hausses d’impôts (une estimation de la Cour), 3,3 Md€ de mesures de transfert et 13,0 Md€ d’évolution spontanée.
La figure 2 résume ces trois étapes.
Reste à savoir quels impôts alimentent ces trois caisses.
Les principaux impôts en 2025
Voici huit lignes parlantes, avec les libellés de la DGFiP (montants nets 2025, figure 3).
| Impôt | Md€ | Affectation |
|---|---|---|
| TVA | 211,7 | État, collectivités et Sécurité sociale |
| Impôt sur le revenu | 94,9 | État |
| Impôt sur les sociétés (avec la contribution sociale sur les bénéfices) | 61,8 | État |
| Taxes foncières (et taxes annexes) | 54,9 | Collectivités |
| Prélèvements sociaux sur les revenus | 36,2 | 44 % État, 56 % Sécurité sociale |
| Droits de succession et donation (mutations à titre gratuit) | 21,2 | État |
| Droits de mutation à titre onéreux et d’enregistrement (principalement immobilier) | 19,2 | 89 % collectivités, 11 % État |
| Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (nouvelle en 2025) | 7,5 | État |
La contribution exceptionnelle des grandes entreprises, créée par la loi de finances pour 2025, majore de 20,6 % l’impôt sur les bénéfices des sociétés de plus de 1 Md€ de chiffre d’affaires (41,2 % au-delà de 3 Md€). La TVA, elle, progresse peu (+0,5 %).
Encaisser coûte de l’argent. Combien, exactement ?
Combien coûte la collecte ?
Pour la DGFiP, le « taux d’intervention sur l’impôt » est de 0,53 % en 2025 (0,54 % en 2024) d’après le rapport annuel de performances. Autrement dit, environ 0,53 € de dépenses de gestion pour 100 € de recettes fiscales brutes collectées.
Précision : c’est un indicateur publié par la DGFiP elle-même. Il baisse parce que les recettes ont augmenté plus vite que les coûts de gestion (+2,32 %).
Pour l’Urssaf, je n’ai pas trouvé de chiffre national officiel pour 2025 : je préfère ne pas en avancer un.
Le chiffre « 30 € de frais pour 100 € » : d’où vient-il ?
On lit parfois qu’il faudrait « 25 à 33 € de frais » pour distribuer 100 € d’argent public. Ce chiffre existe, mais il décrit un périmètre précis. Il circule dans des publications en ligne ; je ne cite pas d’auteur, pour juger l’affirmation et non la personne.
Il vient d’un rapport de la Cour des comptes de 2007 sur les aides des collectivités territoriales au développement économique (aides aux entreprises).
La Cour y estime que les coûts directs de gestion représentent « à minima 25 % » des aides (de 0,23 à 0,29 € par euro d’aide), et que l’ensemble des coûts de gestion et de structure représente « vraisemblablement près du tiers des aides effectivement versées » (formulation de la Cour).
Trois limites à ce chiffre :
- Le périmètre : des dépenses d’action économique des collectivités, environ 6 Md€ en 2004 selon une étude du ministère des Finances citée par la Cour (dont près de 2 Md€ de subventions aux entreprises privées), soit 4 % de leurs dépenses totales.
- L’ancienneté : le rapport date de 2007, avant la loi NOTRe de 2015, qui a modifié les compétences économiques des collectivités.
- L’extension : il ne s’applique ni au budget de l’État, ni à la Sécurité sociale, ni au versement des prestations (retraites, remboursements de soins, allocations).
Pour le versement, la DGFiP publie un second indicateur, le « taux d’intervention sur la dépense publique » : 0,09 % en 2025 (provisoire), soit environ 0,09 € de frais pour 100 € de dépenses de l’État et du secteur public local payées par son réseau.
Cet indicateur ne couvre ni le coût des administrations qui instruisent les aides, ni les organismes de Sécurité sociale, et je n’ai pas trouvé d’indicateur officiel équivalent pour ces derniers.
On ne peut donc ni confirmer ni démentir « 30 € pour 100 € » pour l’ensemble de l’argent public. Les deux indicateurs de la DGFiP mesurent le coût de l’encaissement (0,53 €) et celui d’une partie du paiement (0,09 €), pas le coût de l’ensemble de l’action publique.
La plus grosse caisse, la Sécurité sociale, a ses propres règles.
Sécurité sociale : d’où vient l’argent, où va-t-il ?
Les cotisations ne sont qu’une partie du financement (figure 4). Périmètre retenu ici : les régimes de base de la Sécurité sociale et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV).
En 2025, selon la Cour des comptes, leurs produits s’élèvent à 644,4 Md€ (+2,6 % sur un an) et leurs charges à 666,0 Md€ : le déficit atteint 21,6 Md€, après 15,3 Md€ en 2024 (Direction de la Sécurité sociale, p. 26).
D’où vient l’argent ?
| Nature de la recette | Part des recettes 2025 | Repères en Md€ (Cour des comptes) |
|---|---|---|
| Cotisations (dont contribution d’équilibre de l’État employeur) | 56,3 % | 312,5 de cotisations sociales nettes (définition de la Cour : voir plus bas) |
| Cotisations prises en charge par l’État | 1,1 % | – |
| CSG (contribution sociale généralisée) | 20,2 % | 131,0 (CSG brute) |
| Contributions sociales diverses, impôts et taxes (hors CSG) | 17,6 % | par exemple : TVA nette 49,6 ; taxe sur les salaires 17,8 ; taxes sur le tabac 13,0 ; forfait social 6,6 ; taxes sur les alcools 4,4 |
| Transferts | 1,7 % | – |
| Autres produits | 3,2 % | – |
Deux précautions de lecture.
- La part des cotisations dépend de la définition. 56,3 % selon la Direction de la Sécurité sociale (qui y inclut la contribution d’équilibre de l’État employeur), 312,5 Md€ de cotisations sociales nettes selon la Cour des comptes, 316 Md€ (48,7 %) dans un avis du Sénat.
Or 56,3 % de 644,4 Md€ donneraient environ 363 Md€, et non 312,5 : je n’ai pas pu rapprocher ces chiffres, et je n’en tire aucune conclusion. - Les pourcentages ne se rapportent pas exactement à 644,4 Md€. 131 Md€ de CSG pour 20,2 % impliquerait un total d’environ 648 Md€ (le document ne précise pas le dénominateur).
Un point à connaître : la CSG pèse pour un cinquième des recettes, et c’est un prélèvement qui n’est pas une cotisation. Pour l’Insee, c’est un impôt, d’où la prudence sur les doubles comptes expliquée plus bas.
Où va la CSG ? La répartition entre branches
| Branche | Cotisations | CSG | Impôts et taxes (hors CSG) |
|---|---|---|---|
| Maladie | 37,5 % | 23,0 % | 29,5 % |
| Accidents du travail et maladies professionnelles | 93,0 % | non affichée | 0,5 % |
| Vieillesse et FSV | 73,8 % | 7,3 % | 10,0 % |
| Famille | 61,6 % | 24,4 % | 10,3 % |
| Autonomie | non affichée | 88,6 % | 11,0 % |
Lecture : la CSG finance presque entièrement la branche autonomie (88,6 %), près d’un quart de la maladie et de la famille, mais seulement 7,3 % de la vieillesse, qui repose surtout sur les cotisations. Les accidents du travail et maladies professionnelles sont, eux, financés quasi exclusivement par des cotisations.
Où va l’argent, et quels soldes ?
| Branche | Part des dépenses 2025 | Solde 2025 (Md€) |
|---|---|---|
| Vieillesse et FSV | 44,4 % | −6,8 |
| Maladie | 38,4 % | −15,9 |
| Famille | 8,6 % | +1,2 |
| Autonomie | 6,1 % | +0,1 |
| Accidents du travail et maladies professionnelles | 2,5 % | −0,2 |
| Ensemble (régimes de base et FSV) | 100 % | −21,6 |
Pourquoi la maladie et la vieillesse, additionnées (−15,9 + −6,8 = −22,7), dépassent-elles le déficit total (−21,6) ? Parce que d’autres branches sont excédentaires : la famille (+1,2) et l’autonomie (+0,1) compensent en partie, les accidents du travail étant à −0,2. La figure 5 et le tableau détaillent ces soldes.
Détail côté vieillesse : d’après le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, la branche vieillesse seule est à −7,1 Md€ et le FSV à +0,4 Md€.
Le groupe « vieillesse et FSV » du tableau est à −6,8 Md€ selon la Direction de la Sécurité sociale (écart d’arrondi de 0,1 Md€). La Cour des comptes donne −6,7 : les sommes des branches ne tombent pas exactement sur −21,6.
Sur l’année 2025, la Direction de la Sécurité sociale relève que les recettes ont progressé de 2,6 % alors que les dépenses augmentaient de 3,6 %. Cet écart de rythme se retrouve dans le solde ; je ne détaille pas ici les causes de chaque poste.
Côté dépenses, que finance ensuite l’ensemble de cet argent ?
Où vont 100 € de dépense publique ?
L’Insee publie la ventilation des dépenses des administrations publiques par grande fonction (figure 6). La dernière année disponible est 2024 : 1 672 Md€, soit 57,0 % du PIB.
Ces données sont provisoires : l’Insee indique qu’elles seront révisées à l’automne 2026 puis à l’automne 2027. Je n’ai pas trouvé de ventilation par fonction pour 2025 ; on connaît en revanche le total 2025 des comptes nationaux : 1 714,1 Md€.
| Fonction (2024) | Md€ | Pour 100 € dépensés (calcul) |
|---|---|---|
| Protection sociale | 693 | 41,4 |
| Santé | 261 | 15,6 |
| Services généraux des administrations publiques (dont la charge de la dette) | 181 | 10,8 |
| Affaires économiques | 166 | 9,9 |
| Enseignement | 149 | 8,9 |
| Défense | 54 | 3,2 |
| Ordre et sécurité publics | 52 | 3,1 |
| Autres : logement et équipements collectifs (42), loisirs, culture et culte (43), environnement (30) | 115 | 6,9 |
| Total publié par l’Insee | 1 672 | 100,0 |
Trois remarques pour bien lire ce graphique.
- Un poids lourd : la protection sociale (dont les retraites) représente 41 € sur 100 et la santé 16 € : ensemble, plus de la moitié de la dépense publique de 2024.
- Un classement qui n’est pas celui des ministères : par convention de l’Insee, les intérêts de la dette sont rangés dans les « services généraux ».
- Des chiffres de dette qui varient : l’Insee mentionne 60 Md€ d’intérêts en 2024 dans cette étude par fonction, alors que les comptes nationaux 2025 donnent 58,1 Md€ pour 2024 et 64,7 Md€ pour 2025 (hors correction dite SIFIM, +11,2 % en un an). Ces séries n’ont pas exactement le même périmètre : je donne les deux, sans les mélanger.
Ne comparez pas 666,0 Md€ (charges des régimes de base de la Sécurité sociale et du FSV, 2025) et 693 Md€ (fonction « protection sociale » de l’ensemble des administrations publiques, 2024) : ce ne sont ni les mêmes périmètres, ni les mêmes années.
Un poste est particulièrement discuté : l’aide à l’Ukraine.
Aide à l’Ukraine : ce qui est mesuré, ce qui ne l’est pas
Ce sujet est sensible et les chiffres qui circulent mélangent souvent des réalités différentes. Je ne prends pas position : je distingue ce que les documents officiels chiffrent, ce qu’ils ne chiffrent pas, puis je rapporte des arguments des deux côtés avec leurs sources. Chaque montant est daté.
Ce que l’État a chiffré
Les coûts directs du ministère des Armées figurent dans la figure 7 ; le tableau détaille les autres composantes.
| Poste | Montant | Ce que ça mesure |
|---|---|---|
| Valeur brute du soutien militaire | 6,5 Md€ | Estimation du ministère des Armées, du 24 février 2022 au 31 décembre 2025. Elle agrège des éléments de nature différente, sur des périodes variables. |
| Dont cessions d’équipements | environ 3,2 Md€ | Début février 2026, selon le Sénat, hors fonds de soutien national, hors formation européenne EUMAM et hors acheminement. Valeur initialement calculée au prix de remplacement à neuf. |
| Dont Facilité européenne pour la paix (FEP) | 2,1 à 2,2 Md€ | Engagements français sur 2022-2027, pas des sommes déjà versées. Le rapport des Armées écrit « jusqu’à 2,1 Md€ » ; le Sénat, 2,2 Md€. |
| Autres composantes citées par le Sénat | environ 1,1 Md€ | Coûts additionnels (environ 500 M€), formation (environ 220 M€), fonds Ukraine (400 M€). |
| Remboursements attendus au titre de la FEP | près de 1 Md€ | Période 2023-2027, dont environ 600 M€ déjà sécurisés (Sénat, avril 2026). À déduire de la valeur brute. |
| Coûts budgétaires directs du ministère des Armées | 114 M€ (2022), 397 M€ (2023), 547 M€ (2024), 588 M€ (2025) | Dépenses comptabilisées par le ministère : remplacements de matériel effectivement payés et coûts additionnels (Sénat). |
| Aide humanitaire (ministère des Affaires étrangères) | plus de 471 M€ | Montant alloué au 1er juillet 2026. |
Les coûts directs cumulés de 2022 à 2025 font 1 646 M€ (114 + 397 + 547 + 588 : somme de l’auteur). Ces montants sont des estimations de l’administration concernée, reprises par le Sénat ; aucun audit indépendant (Cour des comptes) n’est cité ici.
Ils n’ont pas la même date d’arrêt (31 décembre 2025 pour le militaire, 1er juillet 2026 pour l’humanitaire) et ne comprennent pas la part française de l’aide transitant par le budget européen, non chiffrée dans les documents consultés.
La différence entre la valeur du soutien et son coût est essentielle. Le Sénat note qu’une part significative des équipements cédés, souvent anciens, devait déjà être remplacée dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030, ce qui limite le coût réel, voire l’annule.
Le même rapport écrit que le soutien « mobilise des ressources significatives, dont une part présente des effets durables sur les capacités et la programmation », insuffisamment intégrées.
Autre précision du Sénat : le montant de 6,5 Md€ n’inclut pas les achats d’équipements confiés au ministère des Armées par la Commission européenne et financés par les produits des avoirs russes gelés (300 M€ en 2024, puis 190 M€).
Flux liés à l’aide : commandes, cessions payantes, remboursements
À ne pas confondre avec un remboursement de l’aide : ces flux sont de natures différentes et ne s’additionnent pas.
- Des commandes à l’industrie française. Le ministère des Armées recense des prises de commandes à l’exportation de l’Ukraine de 118,6 M€ en 2022, 363,0 M€ en 2023, 907,4 M€ en 2024 et 781,3 M€ en 2025.
Attention : ce sont des commandes commerciales, pas de l’aide, et pas des remboursements. Le même rapport indique que certains contrats se financent grâce au mécénat d’autres États ou aux intérêts des avoirs russes gelés : qui paie n’est donc pas toujours la France. - Des cessions payantes. En 2025, cinq cessions payantes (dites onéreuses) à l’Ukraine ont donné lieu à 46,3 M€ de paiements (annexe 12 du rapport des Armées).
- Des remboursements européens. Près de 1 Md€ attendus au titre de la FEP (voir ci-dessus).
- Un remplacement du matériel, qui devait déjà avoir lieu pour une partie des équipements cédés (Sénat).
Et le prêt européen de 90 Md€ ?
À ne pas confondre avec l’effort français. En décembre 2025, le Conseil européen a décidé un prêt de 90 Md€ à l’Ukraine pour 2026-2027, financé par un emprunt de l’Union européenne sur les marchés et garanti par la marge du budget européen.
Le Conseil de l’Union l’a finalisé le 23 avril 2026, avec une répartition indicative de 30 Md€ (soutien budgétaire, via l’assistance macro-financière ou la facilité pour l’Ukraine) et de 60 Md€ (capacités industrielles de défense, achats compris). Pour 2026, l’enveloppe de 45 Md€ comprend 28,3 Md€ pour la défense et deux fois 8,35 Md€ de soutien budgétaire.
Les textes indiquent que l’Ukraine ne rembourse qu’une fois reçues des réparations de la Russie. D’autres dispositifs européens existent ; cet article ne les chiffre pas. Je n’ai pas trouvé de chiffre officiel pour la part française de la garantie de ce prêt.
Ce qui n’est pas mesuré
- Un « retour sur investissement ». Aucune source officielle consultée n’en calcule un. Les 781,3 M€ de commandes ne peuvent pas être mis en regard des 6,5 Md€ comme un rendement.
- Le coût net réel pour les armées, c’est-à-dire ce qui reste après les remplacements déjà prévus et les remboursements : le Sénat explique pourquoi il diffère de la valeur brute, sans fournir de montant.
- Les effets sur la sécurité, la dissuasion ou l’influence : par nature, aucun chiffre budgétaire ne les capture.
- Le coût d’opportunité (ce que ces ressources auraient financé autrement) : aucun document officiel ne le chiffre.
- La part française de la garantie du prêt européen et la probabilité de remboursement.
La figure 8 résume ce que les sources officielles chiffrent et ce qu’elles ne chiffrent pas.
Ce que disent les partisans, ce que disent les critiques
| Ce que disent les partisans | Ce que disent les critiques |
|---|---|
| Sécurité collective : pour le Conseil européen (18 décembre 2025), l’Ukraine a besoin d’un soutien budgétaire et militaire, notamment pour dissuader une agression russe y compris à long terme. | Argument souvent avancé dans le débat public, sans source officielle chiffrée : dans un contexte de déficit (5,1 % du PIB en 2025 selon l’Insee), les ressources devraient aller en priorité à des dépenses nationales. |
| Le poids budgétaire direct est faible rapporté à l’ensemble : 588 M€ de coûts directs en 2025, soit environ 0,03 % des dépenses publiques de 1 714,1 Md€, et 6,5 Md€ de valeur brute (2022-2025), soit environ 0,38 % d’une année de dépenses. Calculs de l’auteur : aucune source officielle ne publie ces ratios, et les deux montants ne mesurent pas la même chose. | Valeur brute et coût réel ne sont pas la même chose, et le Sénat note que les montants agrègent des éléments hétérogènes sur des périodes variables. Il estime aussi que les effets durables sur les capacités et la programmation sont « insuffisamment intégrés » : le coût pour les armées ne se limite pas à la dépense de l’année. |
| Des commandes passées à l’industrie française (781,3 M€ en 2025) et une partie du matériel cédé qui devait être remplacée. | Ces commandes ne sont pas du « retour » : elles peuvent être financées par d’autres États ou par des fonds européens, et l’aide française n’en est pas pour autant remboursée. |
| Une partie de l’effort est portée au niveau européen (FEP, avoirs russes gelés, prêt de 90 Md€ garanti par le budget de l’Union). | Le prêt européen engage le budget de l’Union, donc indirectement ses États membres, et son remboursement dépend de réparations futures de la Russie. |
Les autres arguments des critiques (efficacité de l’aide, risque d’escalade, engagement de garantie européen) relèvent du débat politique, non de chiffres officiels : je ne les chiffre pas et je ne prétends pas qu’ils soient moins légitimes que ceux des soutiens.
Le choix du dénominateur change l’impression : 588 M€ pèsent environ 0,03 % de la dépense publique totale, mais environ 1,2 % des 50,5 Md€ de crédits de paiement de la mission Défense prévus par la loi de finances pour 2025, hors pensions (Cour des comptes, note d’exécution budgétaire 2025, mission Défense ; calcul de l’auteur).
Pourquoi les chiffres diffèrent selon les sources
Deux chiffres « officiels » peuvent différer sans que l’un soit faux. Cinq raisons reviennent.
- Les périmètres. L’Insee raisonne en comptabilité nationale (cotisations sociales et droits de douane reversés à l’Union européenne inclus, impôts nets des crédits d’impôt), la DGFiP compte ses encaissements, la Cour des comptes suit la comptabilité budgétaire de l’État. Ainsi, 356,4 Md€ (budget de l’État, Cour des comptes) et 339,5 Md€ (part de l’État dans la collecte de la DGFiP) ne sont pas censés coïncider.
- Le brut et le net. Les recettes brutes de l’État (environ 495 Md€) sont diminuées des remboursements et dégrèvements (de l’ordre de 140 Md€), soit environ 28 % des recettes brutes en 2025 selon le Sénat (136,8 Md€ sur 493,2 Md€ en loi de finances initiale ; l’évaluation révisée est de 141,3 sur 495,1).
Une très large part correspond à des remboursements de TVA : le Sénat cite 113,9 Md€ de TVA reversée en 2024, dernière année indiquée pour ce chiffre. Selon l’administration fiscale citée par le Sénat, cet effet de périmètre est « le principal facteur explicatif de l’écart de croissance entre les crédits du programme 200 et l’agrégat des recettes fiscales brutes ». - Le révisé et l’exécuté. Le brut de 495 Md€, les remboursements de 141 Md€ et les 46,2 Md€ reversés aux collectivités sont des évaluations révisées du projet de loi de finances 2026, pas l’exécution définitive. Selon la source, le brut 2025 apparaît à 493 ou 495 Md€ : retenez l’ordre de grandeur.
- Les doubles comptes. L’Insee classe la CSG et la CRDS parmi les impôts, alors que le réseau des Urssaf recouvre aussi des impôts et des contributions : additionner le « total des impôts » et le « total Urssaf » reviendrait à compter en partie deux fois les mêmes sommes. Un total « Urssaf » de 602 Md€, relayé par un site régional, circule aussi : je ne le retiens pas, la Cour des comptes publiant 646,5 Md€, et je ne sais pas expliquer l’écart.
- Les définitions. Les « cotisations » de la Sécurité sociale valent 312,5 Md€ (Cour des comptes), 316 Md€ (Sénat) ou 56,3 % des recettes (Direction de la Sécurité sociale).
De même, la TVA affectée à la Sécurité sociale est de 49,6 Md€ dans les comptes de la Cour, alors que 27 % des 211,7 Md€ de TVA nette de la DGFiP donneraient environ 57 Md€ : je n’ai pas pu rapprocher ces deux chiffres.
Enfin, « l’aide à l’Ukraine » désigne tantôt 6,5 Md€ de valeur brute, tantôt 588 M€ de coût budgétaire direct annuel : ce n’est pas la même mesure.
Et 2026 ? Aucune exécution définitive n’est publiée à la date de rédaction. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) évalue les recettes fiscales nettes de l’État à 363,6 Md€, contre 372,9 Md€ dans le projet de loi initial. Ce sont des prévisions votées, pas des recettes encaissées.
Ce qu’il faut retenir
Les chiffres officiels sont publics. La plupart s’expliquent dès qu’on précise ce qu’ils mesurent (périmètre, date, statut). Quelques écarts (cotisations, TVA de la Sécurité sociale, 602 contre 646,5 Md€) restent, à ma connaissance, non expliqués dans les documents consultés.
Beaucoup de confusions viennent de totaux mis côte à côte alors qu’ils n’ont ni le même périmètre, ni la même date, ni le même statut : une valeur brute n’est pas un coût, une commande n’est pas un remboursement, un total de recettes n’est pas un solde.
Autres limites : les dépenses par fonction datent de 2024 et sont provisoires ; sur l’Ukraine, l’essentiel des questions de fond (coût net, retombées, coût d’opportunité) n’a pas de chiffre officiel.
Si un chiffre change ou si une erreur est confirmée, je corrige le texte et j’indique la date et l’ancienne valeur, sans effacer l’erreur sans trace (voir « Méthode et limites »).
Méthode et limites
- Sources. Tous les chiffres viennent de documents publics (Insee, DGFiP, Cour des comptes, Sénat, Direction de la Sécurité sociale, ministère des Armées, institutions européennes), listés plus bas. Je n’ai retenu un chiffre que si je l’ai retrouvé dans le document d’origine.
- Trois exceptions. Les valeurs des graphiques de la Direction de la Sécurité sociale sont lues sur l’image (« lecture graphique »). Les pages du Conseil européen et du Conseil de l’Union ne m’ont été accessibles que par extraits ; leurs montants (90, 30, 60 et 45 Md€) concordent avec la page de la Commission européenne sur ce prêt (en anglais). Les 190 Md€ des collectivités viennent de FIPECO, qui reprend l’Insee.
- Calculs et estimations. Mes calculs sont signalés « calcul de l’auteur ». Les montants du soutien militaire sont des estimations de l’administration concernée, reprises par le Sénat.
- Ce que l’article ne couvre pas. La dette publique cumulée, les dépenses fiscales (niches), la fraude, les prestations en détail, les finances locales en détail.
- Périodes et unités. Les années diffèrent selon les sources (2025 pour les recettes, 2024 provisoire pour les dépenses par fonction) ; les montants sont en euros courants.
- Limites de l’auteur. Je ne suis pas économiste : en cas de doute, c’est le document officiel qui fait foi.
- Corrections. Si une erreur est confirmée, je corrige le texte et j’indique ici la date et la valeur modifiée. Historique : aucune correction à ce jour.
Comment vérifier un chiffre officiel soi-même (et les sources)
Tout vient de documents publics. Cherchez le chiffre dans le PDF (Ctrl+F), puis posez-vous quatre questions : quelle année ? Quel organisme, et que mesure-t-il ? Brut ou net ? Prévision, estimation révisée ou exécution ?
Les 20 documents officiels consultés (liens)
- Insee – Comptes des administrations publiques 2025 (annexe, mars 2026) (PDF) : prélèvements obligatoires, impôts, dépenses et recettes publiques.
- DGFiP – Statistiques n° 43, recettes fiscales 2025 (mars 2026) (PDF) : tableaux 1 et 2 : rendement par impôt et répartition entre bénéficiaires.
- Cour des comptes – Le budget de l’État en 2025, résultats et gestion (avril 2026) : recettes fiscales nettes de l’État : 356,4 Md€ et ses composantes.
- Cour des comptes – Certification des comptes du régime général de sécurité sociale 2025, synthèse (mai 2026) (PDF) : les 646,5 Md€ recouvrés par le réseau des Urssaf.
- Sénat – Rapport sur les remboursements et dégrèvements 2025 (PDF) : 28 % des recettes fiscales brutes ; rôle des remboursements de TVA.
- Sénat – Rapport sur le prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne 2025 (PDF) : 23,0 Md€ exécutés en 2025.
- Insee – Recettes du budget général 2025-2026 : évaluations révisées 2025 et projet de loi de finances 2026 (372,9 Md€).
- Rapport annuel de performances 2025, mission Gestion des finances publiques (programme 156) (PDF) : taux d’intervention de la DGFiP : 0,53 % (impôt) et 0,09 % (dépense publique).
- FIPECO – Les recettes des administrations publiques locales : 190 Md€ de prélèvements obligatoires perçus par les collectivités, soit 14,6 % du total.
- Cour des comptes – Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale 2026, chapitre 1 (mai 2026) (PDF) : produits (644,4 Md€), charges (666,0 Md€) et déficit (21,6 Md€) 2025 ; tableau 2, p. 38.
- Direction de la Sécurité sociale – Les chiffres clés de la Sécurité sociale 2025 (édition 2026) (PDF) : structure des recettes (p. 8), CSG par branche (p. 9), dépenses (p. 11) et soldes par branche (p. 14 à 27).
- Sénat – Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (n° 727), tableau d’équilibre : recettes, dépenses et soldes 2025 par branche, y compris le FSV.
- Sénat – Avis n° 747 (2025-2026) sur le financement de la sécurité sociale : cotisations (316 Md€), CSG (131 Md€), impôts et taxes (99 Md€).
- Insee – Insee Première n° 2093, les dépenses des administrations publiques par fonction en 2024 (février 2026) : 1 672 Md€ de dépenses, ventilées par fonction (données provisoires).
- Sénat – Rapport d’information n° 513 (2025-2026), déposé le 8 avril 2026 : soutien à l’Ukraine : 6,5 Md€ de valeur brute, composantes, coûts budgétaires directs.
- Ministère des Armées – Rapport au Parlement 2026 sur les exportations d’armement de la France (12 août 2026) (PDF) : encadré p. 34 (6,5 Md€), annexe 5 (prises de commandes), annexe 12 (cessions onéreuses).
- Conseil européen – réunion du 18 décembre 2025, Ukraine (en anglais) : décision d’un prêt de 90 Md€ pour 2026-2027 et conditions de remboursement ; la phrase sur le besoin de soutien budgétaire et militaire figure sur la page de la réunion.
- Conseil de l’Union européenne – communiqué du 23 avril 2026 sur le prêt de 90 Md€ à l’Ukraine (en anglais) : répartition entre soutien macro-financier (30 Md€) et capacités de défense (60 Md€).
- Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Humanitarian aid for Ukraine (en anglais) : plus de 471 M€ d’aide humanitaire allouée au 1er juillet 2026.
- Cour des comptes – Les aides des collectivités territoriales au développement économique (rapport public thématique, septembre 2007) : coûts de gestion des aides économiques des collectivités : « à minima 25 % ».
Documents consultés les 28 et 29 octobre 2026.
Pour aller plus loin sur ce site
- Autre article du site : l’État et le budget en 2026 : comment l’État assure sa continuité malgré les blocages, notamment budgétaires.