Software 3.0

Avant de parler d’intelligence artificielle, de biologie programmable ou de guerre des drones, il faut regarder le dénominateur commun de toutes ces transformations : la fabrication du logiciel elle-même est en train de changer de nature. C’est l’objet du chapitre liminaire de Où allons-nous ?, « Le moteur ».

Carte ancienne : le moteur, chapitre 1 de Où allons-nous ?

Du code écrit au code délégué

On a appelé cette bascule Software 3.0 : après le code écrit ligne à ligne, après l’apprentissage machine entraîné sur des données, voici le logiciel produit et opéré par des agents — des systèmes qui poursuivent un objectif et choisissent leurs propres outils. Le chapitre montre pourquoi cette ingénierie agentique dépasse déjà le simple vibe coding, et pourquoi ses architectures restent, en juillet 2026, des frontières en formation : personne n’a encore la carte définitive, et le chapitre assume ce flou plutôt que de le maquiller.

Le risque se déplace : du bug vers la délégation

Tant que le logiciel était écrit, le risque s’appelait bug : une erreur locale, reproductible, corrigeable. Quand le logiciel est délégué, le risque change d’espèce. La question n’est plus « le code est-il juste ? » mais « qu’ai-je réellement confié, à quel système, avec quelles limites ? ». Pour un dirigeant, un DSI ou un RSSI, ce déplacement change les priorités de gouvernance bien plus sûrement que n’importe quelle roadmap produit.

Pourquoi ce chapitre ouvre le livre

Ce moteur logiciel alimente les cinq forces : l’IA devenue agent, le vivant devenu programmable, la démographie qui tire la demande d’automatisation, le pouvoir qui se recompose, la guerre qui s’itère en temps réel. Comprendre la bascule du logiciel, c’est se donner le vocabulaire du reste du voyage.

Ce chapitre ouvre Où allons-nous ?, paru en septembre 2026 — sur Amazon ou en direct. L’avant-propos et l’introduction sont en accès libre.

Cet article t'a été utile ? Le site, ONDE et Risky restent gratuits et sans pub grâce aux lecteurs. Un café ou un partage : les deux comptent.

Soutenir sur Ko-fi

Laisser un commentaire